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La filière lait et dérivés

La filière lait connaît actuellement de profonds bouleversements, avec les augmentations récentes entre Janvier et Août 2007 (36% sur le lait en poudre importé) liées à la suppression de 70% des subventions aux producteurs européens.

Sur le plan mondial, la production est estimée à 500 milliards de litres en 2004, réalisée principalement par l’Union Européenne (121 milliards de litres). Les consommations par tête d’habitant sont très disparates, allant de 20 litres à 500 litres selon les zones, notamment : 36 litres au Sénégal, 100 litres en Tunisie et 200 à 500 litres en UE. Les rendements varient selon les races entre 2 000 et 8 000 litres/vache/an avec des pics de 12 000 litres en 2007 dans certains pays de l’UE (Hollande, France, ...).

En Afrique, la filière laitière est caractérisée par un déficit de l’offre. La production n’arrive pas à satisfaire les besoins du marché local qui, somme toute, restent à un niveau très faible au regard de la moyenne mondiale. Toutefois, certains pays (Tunisie, Maroc, ...) ont réalisé leur autosuffisance et se sont orientés vers la fabrication de lait en poudre. La politique tarifaire est marquée par un niveau de protection de la filière encore élevé, avec des taux de droits de douanes de 26% au Sénégal, 32% au Maroc et 43% en Tunisie.

Au Sénégal, la production de lait naturel d’origine animale n’a pas connu une croissance significative ces dernières années. Elle est restée en 2005 dans la limite de 114 millions de litres, dont 35 à 60% sont autoconsommés et le reste commercialisé sous forme de lait caillé, ou transformé en produits dérivés du lait. L’insuffisance de la production locale explique l’importance des importations (environ l’équivalent de 250 millions de litres/an en 2004).

Au cours de ces dernières années, l’industrie locale de la transformation a connu un essor remarquable en termes de créations d’unités de production, d’élargissement de la gamme de produits et de mode d’emballage (tétra pack, pots en plastique, boîtes métalliques, sachets, ...). Il faut signaler que la transformation de lait est une industrie à faible valeur ajoutée (15%) et qui fait beaucoup appel à la communication ( les23% des montants investis en publicité à la télévision portent sur le lait.

Dans sa lettre de politique de développement de l’élevage (LPDE), le Gouvernement du Sénégal a, pour la période 2000-2009, fixé deux objectifs. Le premier porte sur l’intensification de la production de viande et de lait, à travers la création de fermes privées modernes, grâce à la mise en place d’un Fonds d’Appui à la Stabulation (FONSTAB) et de Centres d’Impulsion pour la Modernisation de l’Elevage au Sénégal (CIMELS).

Le second est axé sur l’appui aux organisations et regroupements professionnels, tels que la Fédération Nationale des Acteurs de la Filière Lait du Sénégal (FENAFILS) et le Comité National de l’Interprofession de la Filière Lait (CENAFIL), pour promouvoir le développement durable de la filière, augmenter la production et mieux valoriser la production locale.
Dans cette dynamique, il est bon de souligner les effets induits de la mise à niveau.

En effet, le Bureau de Mise à Niveau donne aux entreprises adhérentes l’occasion d’augmenter la production de lait frais par l’amélioration des techniques d’élevage (accroissement des rendements), de diversifier la production par le renforcement des outils modernes de transformation, de respecter les règles d’hygiène et de réduire les coûts de production. C’est ainsi que les plans de mise à niveau de deux entreprises de la place portent sur la modernisation et l’amélioration de la production locale de lait de vache, ainsi que sa transformation par des procédés industriels respectant les normes d’hygiène.

En outre, dans une activité connexe essentielle à la modernisation de l’élevage, les plans de mise à niveau de deux autres entreprises visent la diversification de l’offre, la qualité et l’augmentation des capacités de production d’aliments de bétail.

Il est souhaitable que les entreprises de la filière lait et dérivés, ainsi que celles fabriquant des aliments de bétail adhèrent au processus de mise à niveau, pour accroître l’impact des résultats prometteurs devant mener à une production locale compétitive.

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